planecircle redsquare dotsquare dot whitecircle bluewave

24 October 2022

Start-up : la fin de l’argent facile ?

square dotimage

Si 2021 a été une année record pour la French Tech, qui a vu ses licornes portées au nombre de 27, face aux différentes crises mondiales, 2022 s’avère moins prospère pour les startups qui peinent à se financer.

Quelle est la conjoncture ?

La crise sans précédent causée par le Covid-19 semble désormais derrière nous, en partie effacée par les mesures exceptionnelles mises en place dans le monde pour relancer l’économie. Une réussite en France, où ces dispositifs ont permis en 2021 un véritable rebond, avec une croissance importante des investissements dans les startups et donc leur valorisation. Un retour à la normale qui s’est accompagné d’une considérable baisse des taux d’intérêt et de fonds d’investissements, au contraire, de plus en plus importants. De quoi créer une abondance de capitaux disponibles sur le marché et donc une facilité pour les startups à lever des fonds. C’était sans compter sur le début d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine, entamée le 24 février 2022, perturbant fortement la géopolitique mondiale. Ce conflit, dont on ne voit pas l’issue prochaine, entraine, de fait, de lourdes conséquences économiques en Europe et dans le monde : sanctions contre Moscou, problèmes d’approvisionnement en énergies et composants électroniques, coût des matières premières, pénuries alimentaires et donc inflation. Une situation qui a aussi poussé de grands groupes internationaux à cesser leurs activités en Russie ou en collaboration avec le pays, provoquant inévitablement des pertes financières et renforçant une instabilité générale. Autant de facteurs qui créent une grande incertitude économique et les craintes des marchés. L’heure n’est donc pas à la prise de risque pour les financiers et les banques, ce qui n’arrange pas les affaires des jeunes pousses toujours en quête d’argent. Une étude du cabinet de conseil PwC en 2019, « European Start-up Survey » soulignait déjà cet enjeu : 1 startup sur 3, en Europe, estime que l’accès au financement lui est compliqué. Dans le détail, l’emprunt bancaire ne représente qu’une infime partie de leurs sources budgétaires (3,2 %). C’est l'autofinancement qui se démarque (66,5 %), loin devant les solutions de type capital-risque (13,4 %) et business angels (8,7 %).     

 

Un accès à l'emprunt resserré

Un enchainement de crises et des conditions économiques dégradées qui ont entrainé une très forte hausse de l’inflation cette année.  Selon les chiffres de septembre, les prix à la consommation en France ont augmenté de 5,6% sur un an, 9,9% dans la zone euro, et 10,9% au sein de l’Union européenne. Face à cette conjoncture moins favorable, les banques centrales cherchent à tout prix à resserrer leurs taux pour juguler l’inflation galopante. La Fed, Réserve fédérale américaine, a annoncé fin septembre une troisième hausse de ses taux directeurs, désormais situés entre 3 et 3,25 %, tablant sur une croissance nettement ralentie pour les mois à venir. Idem pour le vieux continent. Pour contrer cette envolée inflationniste, la BCE, Banque Centrale européenne, a relevé de 75 points de base ses taux directeurs qui grimpent en septembre entre 0,75% et 1,50%. Une hausse des taux qui entraine une plus grande difficulté pour emprunter, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, et contracte mécaniquement la masse monétaire. Dans ces circonstances, les startups ne sont évidemment pas avantagées. Les banques sont frileuses à l’idée de prêter de l’argent à des profils présentant un risque de défaut élevé, ce qui est bien le cas des jeunes pousses. Le prêt bancaire n’est donc pas la solution privilégiée des startups, mais les établissements de crédit ne sont pas les seuls à freiner sur les investissements ces temps-ci. 

 

Regain de prudence des investisseurs 

La bonne nouvelle c’est que si 2021 a été une période record côté levée de fonds, 2022 s’annonce meilleure. Le total des montants levés en France sur l'ensemble de cette année devrait se situer autour de 15,5 milliards d'euros, contre 12,3 milliards l’an passé, prévoit la banque d’affaires Avolta. Les données préliminaires du baromètre In Extenso Essec montrent également une progression de 30% des montants levés par les startups françaises sur les 9 premiers mois de l'année. Mais la conjoncture commence à faire sentir ses effets sur les jeunes entreprises hexagonales, qui avaient pourtant bien résisté jusqu’à maintenant. Ces deux baromètres montrent aussi que le ralentissement des levées de fonds est bien là. Les 15,5 milliards estimés de capital levé cette année ne représentent, en effet, qu'une hausse de 26% par rapport à 2021, alors que les levées de fonds avaient doublé entre 2020 et 2021. De plus, le total levé n'a atteint que 2,5 milliards d'euros au troisième trimestre, alors qu'il était encore de 5 milliards sur les trois premiers mois de 2022. Un troisième trimestre qui reste aussi très en deçà de son niveau de l’année dernière à la même période avec une baisse de 40%.Inflation en hausse, croissance en baisse, emprunts difficiles et ralentissements des investissements… Cette période incertaine pousse également les investisseurs à choisir les placements les plus attractifs et les moins risqués possibles. Des conditions qui ne coïncident pas toujours avec le modèle startup, notamment en pré-seed. Les fonds d’investissement ayant moins de liquidités à écouler, ils sont forcément plus regardants sur la qualité et la viabilité des projets. Les critères de sélections risquent donc de se durcir dans les mois à venir entrainant des difficultés pour les startups pour qui les levées fonds sont nécessaires au développement voire à la survie. Il y a tout de même lieu de rester optimiste puisque d’autres solutions existent.

 

L’apport du Catalyseur de POLD (Paris Ouest la Défense)

Dans ce contexte délicat pour les startups, qui doivent gérer en parallèle leurs besoins immédiats et le financement de leur croissance, le Catalyseur de POLD propose un accompagnement précieux, avec son dispositif atterrissage/rebond, qui permet de structurer les étapes de développement et de concilier les enjeux. Cet accompagnement débute par une rencontre qui ouvre sur un diagnostic radar. Un moment d’échange qui vise à définir l’état d’avancement de la startup dans les différents domaines critiques : développement produit, financement ou acquisition… Première étape clef du pool financement, le programme d’accélération et de mise en relation du Catalyseur de POLD et de NeuillyLab, qui rassemble toutes les sources de financement auxquelles les startups sont éligibles, et ce, quel que soit leur stade de développement. Un état des lieux détaillé qui permet d’établir les besoins de chaque projet, à court et moyen termes, et de préparer une feuille de route pour l’année à venir. Cette base solide facilite le travail d’anticipation des besoins de financement permettant au Catalyseur de POLD de réaliser la mise en relation entre les startups et les acteurs publics comme privés au moment le plus opportun. Cela n’aura échappé à personne, dans le monde des startups, trouver le bon interlocuteur, le bon outil ou le bon investisseur n’est pas toujours chose aisée sans aide. Avec son large réseau de partenaires institutionnels, académiques, associatifs, grands groupes ou entrepreneurs, le Catalyseur de POLD propose un annuaire complet des acteurs de l’écosystème. La plateforme recense également plus de 2 000 aides ou sources de financement pour les jeunes entreprises. De quoi faciliter la vie de tous les porteurs de projets et favoriser l’innovation dans les 11 villes du territoire POLD.

Autres actualités

ETICS : L’innovation Circulaire et Solidaire au cœur de POLD

Un Catalyseur Santé pour booster l’innovation et l’excellence sur POLD